Cela fait un moment que l’idée nous démangeait les doigts, de mettre sur papier ce qu’est le “rasage traditionnel” pour nous.

Après réflexion, quatre mots clés nous sont venus à l’esprit.

La mode, la passion, la peau et le coût.

C’est sous forme de billets que nous partageons avec vous notre vision sur le sujet.

Après la mode, poursuivons avec l’aspect “passion”.

Bonne lecture

L’équipe Dandy Rebelz

Passion

État affectif intense et irraisonné qui domine“, c’est la définition que donne le Larousse.

Et ce n’est pas si faux quand on prend un peu de recul.

Sachant que pour la plupart des utilisateurs du rasoir le but principal est de limiter les dépenses financières, il reste néanmoins les passionnés.

Les “geeks” du rasage traditionnel se distinguent en 3 groupes.

Les Collectionneurs

Le collectionneur se caractérise par une envie de dénicher des pièces rares sans vouloir forcément les utiliser.

On les trouve souvent sur les forums de vente/échange, les marchés aux puces ou vide-greniers.

L’effet de mode les a un peu dégoûté ces dernières années car le nombre de passionnés a drastiquement augmenté… les prix des rasoirs et autres accessoires aussi.

Le saint graal du collectionneur est de tomber sur une collection issue d’un héritage lors d’un marché aux puces.

Dans la plupart des cas le vendeur n’est pas conscient de la valeur de la collection et la cède à un prix dérisoire.

Les passionnés du rasage

Les passionnés du rasage sont parfois collectionneurs, mais leur intérêt est plus dans l’utilisation des produits.

Le débutant choisira de commencer l’aventure du rasage avec un rasoir de sécurité de type papillon, très vite il sera intrigué par un rasoir à peigne fermé et peu de temps après il aura envie d’essayer un rasoir à peigne ouvert.

Celui qui croit que l’aventure s’arrêtera là… est novice. On va pouvoir agrandir la collection avec des rasoirs slants, mixte, 2 pièces, 3 pièces, 4 pièces, réglable,etc. Il y’a toujours du neuf sur le marché.

C’est la même chanson pour les blaireaux. Avec le choix entre le poil de blaireau, synthétique, soie de porc, sanglier ou crin de cheval on a déjà de quoi faire. Mais on va encore démultiplier les combinaisons avec les matières du manche en bois, pierre, plastique, acier, etc.

Pour les produits on retrouve la même variété. Les savons se déclinent en dureté, texture et parfums. Les aftershaves en lotion, toniques, avec ou sans alcool, etc.

Bref, où monsieur tout le monde s’en sort à 50-70CHF pour un équipement complet, le passionné va investir des sommes considérables pour satisfaire sa soifs de connaissance et combler ses sens.

C’est vrai qu’il est agréable d’avoir différents parfums de savons et genres de blaireau et…stop…là c’était le passionné qui parle.

Les professionnels

Le stade ultime de la passion est d’en faire son métier.

On distingue différents genre de métiers qui se cristallisent de la passion du rasage traditionnel.

On a vu naître des entreprises d’articles cosmétique, fabricant des produits d’une qualité inégalable. Le choix de leurs matières premières, les recettes abouties et les procédés de fabrication artisanaux en ont fait des acteurs principaux de cet engouement pour le rasage traditionnel.

D’autres ont crée des entreprises de restauration de rasoirs, voir allant jusqu’à créer leur propres rasoirs en usinant les pièces ou même en forgeant les lames de coupe-chou.

Le succès de ce genre d’entreprise est impressionnant quand on voit la concurrence en place, ceci souvent depuis des décennies.

En dernier on peut nommer les “barbiers”.

Ce métier, qui avait quasiment disparu de notre continent, a vécu un renouveau hallucinant.

D’un côté on voit le positif d’avoir des gens qualifiés qui s’occupent de vos cheveux, votre peau ou votre barbe, d’un autre côté on voit le côté négatif avec les “apprentis” barbiers.

Le fait de savoir manier le coupe-chou ne veut pas forcément dire que les ciseaux vont aller de pair. Coiffeur pour homme est un métier et quand on voit les horreurs que certains portent sur la tête… ça fait peur.

Mais comme dit le proverbe:

“Cheap haircuts are not good, good haircuts are not cheap”*

Donc une coupe à 20.- CHF restera une coupe à 20.- CHF.

N’économisez pas sur la qualité, surtout quand on est passionné.

* traduction: “Les coupes pas chères ne sont pas bonnes, les bonnes coupes de cheveux ne sont pas bon marché”

Conclusion

Pour conclure, les passionnées seront toujours là, même quand la mode aura passée.

Car une passion ne s’invente et ne s’explique pas, on l’a dans le sang… ou pas.

Billet précédent:

 

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