Cela fait un moment que l’idée nous démangeait les doigts, de mettre sur papier ce qu’est le “rasage traditionnel” pour nous.

Après réflexion, quatre mots clés nous sont venus à l’esprit.

La mode, la passion, la peau et le coût.

C’est sous forme de billets que nous partageons avec vous notre vision sur le sujet.

Après la mode et la passion, poursuivons avec l’aspect “peau”.

Bonne lecture

L’équipe Dandy Rebelz

L’histoire

Dans le jargon, on dit souvent « on ne change pas une équipe qui gagne ».
Par contre quand l’équipe ne gagne plus « assez », on change la formule.

Vous l’avez bien compris, on ne parle pas du consommateur, mais bien de l’industrie cosmétique.

On ne peut pas reprocher à Monsieur Gillette d’avoir fait évoluer son business modèle dans les années 1930, une fois son brevet de lame tombé dans le domaine public. Car le rasage s’est amélioré avec l’évolution du rasoir 3 pièces jusqu’au rasoir papillon.

C’est par la suite que les choses se sont gâtées avec le rasoir jetable (1975) jusqu’à la multiplication du nombre de lames.
Pour augmenter les ventes, les fabricants ont commencé à fidéliser leurs clients avec les lames propriétaires (une lame de la marque X se fixera que sur le manche correspondant de la marque X).

Les innovations ont poussé comme des champignons pour tenir les clients en haleine et le porte-monnaie des grands groupes bien remplis.
Tête pivotante, manche vibrant, bande d’aloe vera, etc., on ne sait pas où s’arrêtera le « progrès ».

Résultat des courses, la peau en a fait les frais sans parler du porte-monnaie (qui sera le sujet du dernier billet).
Les points qui vont suivre expliquent pourquoi le rasage traditionnel ménage la peau contrairement au rasage « moderne ».

Les coupures

Qui ne connaît pas les coupures avec le rasoir à multilames.

Ça ne s’arrête jamais de couler.

Les gens se collent en règle générale des bouts de papier de toilette sur les coupures pour arrêter l’hémorragie.

Mais personne ne s’est posé la question : pourquoi le sang ne s’arrête-t-il pas de couler ?

La réponse est simple, plus il y’a de lames, plus on a de coupures.

Avec les rasoirs à 5 lames, chaque coupure est synonyme de 5 entailles qui saignent chacune autant que l’autre.

Le rasoir de sécurité, en cas de coupure, n’aura qu’une entaille qui de ce fait, saignera moins et cicatrisera plus vite.

Dans les deux cas, si le mal est fait, munissez-vous d’une pierre d’alun ou d’un bâton hémostatique d’alun.

Agression de la peau et feu du rasoir

Avec toutes les précautions d’usage, le rasage est une agression pour la peau.
Par contre, le rasage moderne, à multilames, est source d’agressions extrêmes pour la peau.
En comparaison, un passage de rasoir de sécurité est démultiplié par le nombre de lames d’un rasoir à multilames.

En chiffres, 3 passages du rasoir de sécurité correspondent à 15 passages si l’on utilise un rasoir à 5 lames.

En résumé, moins il y’a de lames, mieux c’est pour la peau.

Pour les peaux sensibles, le rasage moderne peut être un problème.
Rougeurs, sensation de brûlure, etc. sont les symptômes les plus répandus.

Par contre, le feu du rasoir, sensation de brûlure et peau irritée, est un phénomène qu’on retrouve aussi chez les débutants du rasage traditionnel.

Mais ceci est plus une question de technique (trop de pression, mauvais angle de rasage, etc.) qui s’estompe avec la pratique.

Les solutions au feu du rasoir et rougeurs sont multiples.

L’utilisation d’une huile de rasage et d’un savon artisanal vont mieux protéger la peau tout en permettant une meilleure glisse de la lame.
La pierre d’alun est une fois de plus la sauveuse quand le mal est fait. Elle va soigner les rougeurs, sensations de brûlure, etc., en calmant la peau immédiatement.

Ça brûle et ça pique lors de l’application, mais après c’est un pur bonheur.

Poils incarnés

C’est les problèmes de peau qui ont poussé Reini Rebelz à se tourner vers le rasage traditionnel.

Étant sujet aux poils incarnés, il a résolu son problème en optant pour le rasoir de sécurité.

Si vous avez une peau très souple et un poil de barbe mou, le problème du « poil incarné » peut vous getter.

Les multilames auront tendance à happer le poil, le tirer et le couper trop court.

Suivant l’implantation du poil, il poussera de travers ou il n’arrivera tout simplement pas à percer la peau une fois cette dernière fermée.

Le résultat peut être extrêmement douloureux et se terminer par un passage chez le dermatologue.

La solution est simple, moins il y’a de lames, plus vous minimiserez le risque.

Utilisez donc un rasoir à une lame et dites adieu aux poils incarnés.

L’hygiène

C’est le point qui fait le plus de dégâts. 

Si l’on vous demande maintenant « trouvez-vous normal qu’on désinfecte les outils servant à une intervention chirurgicale avant une opération », on risque de s’exposer à un regard interrogateur du genre « mais il est con ? ».

La question qu’on pourrait alors vous poser en retour serait alors « pourquoi ne désinfectez-vous pas votre rasoir avant de vous raser ? ».

Soyez franc, en règle générale, personne ne désinfecte son rasoir.

Mais si l’on veut éviter les boutons, les rougeurs et autres symptômes désagréables il y’a quelques règles simples à respecter :

  • On désinfecte la lame avant chaque rasage ou l’on change de lame
  • On utilise un linge propre pour essuyer le visage (on tapote le visage sans frotter)
  • On désinfecte la peau avec la pierre d’alun ou un after-shave après le rasage

Dès la deuxième utilisation, un rasoir à multilames nous expose à un nid de bactéries et d’impuretés (calcaire, reste de savon, poils, etc.). 

Vous aurez beau passer la lame sous un jet d’eau et de lui souffler dessus pour faire partir les impuretés, vous allez contaminer votre peau lors du rasage.

Conclusion

Si vous secouez votre tête après la lecture de ce billet en vous disant « je n’ai pas tous ces problèmes avec mon rasoir à multilames », la Team Dandy Rebelz vous répondra :

« Tant mieux ! ».

Mais ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde.

Le rasage moderne satisfera une partie de la population, mais pour l’autre partie c’est un calvaire.

On ne change pas une équipe qui gagne et ce qui fonctionnait à merveille au début du siècle passé fonctionnera encore aujourd’hui.

Billets précédents:

 

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